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Tous les kits, dioramas et maquettes présentés ici sont à l’échelle 1/35ème (sauf mention contraire) les engins principaux des dioramas (en commençant par les chars d’assaut puis les véhicules blindés enfin les voitures, motos et camions) sont présentés dans l’ordre de leur catégorie (pour les chars) du Pz 38 (t) puis ses dérivés jusqu’aux TIGRES et dérivés enfin les chars de classe E (E100 etc.) sont présentés par leurs numéros de SdKfz ou de Pz (ex : Pz I, Pz II… Pz VI) les véhicules blindés et autre camions sont eux présentés dans l’ordre chronologique d’apparition (au front !) exemple : les Sd Kfz 231, 232, 263, voiture de reconnaissance blindées à 8 roues puis (parce que remplacées par…) la série des Sd kfz 234 (dont le célèbre PUMA !) Toutes les maquettes, figurines, dioramas et plaquettes, les photos, et les textes, les vidéos et le son (musique, bruitage, commentaires) qui les accompagnent sont réalisé et fait par moi, donc en vertus du droit d'auteur : aucune reproduction, copie, enregistrement, impression, captation, etc. sans mon autorisation écrite, préalable.
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je ne prétends pas ici affirmer la vérité absolue, le seule façon de faire une maquette mais plus simplement, humblement, ce que je fais, comment je pratique, de quelle façon je choisi d'opérer avec ses hésitations, ses erreurs, avec ses tâtonnements et ses corrections ! et...
Mes solutions !

samedi 26 mars 2016

Lancier de Berg figurine VERLINDEN 120mm (ref.1344)





Le lancier de Berg
chevau-légers de Berg

figurine VERLINDEN en 120mm (éch. 1/15) référence 1344



la boite !
Ingénieux, M. François Verlinden à conçu cette figurine avec un support qui sert de socle de présentation, ce qui nous évite d'avoir à acheter un socle à part (présentoir en bois !)



Ce socle doit être poncé (le dessous la partie plane) bien à plat sur une feuille de papier de verre, sans forcer ni trop appuyer.
et toutes les pièces sont dégraissées à l'acétone en faisant très attention car c'est un produit dangereux faire ça à l’extérieur ou en local très ventilé ! tous mes kits, plastique, résine sont dégraissés les kit en alliage sont dégraissés par brossage (brosse métal sur mini-perceuse) puis finitions à la laine d'acier.


On vérifie souvent le résultat en retournant la pièce.



Pour éviter de perdre des pièces on les laisse dans leur sachet, pour ma part j'utilise des plateaux à gâteaux (lavés !!!) en plastique avec couvercle transparent et ces boites sont empilables.


Les carottes indispensables au moulage de nos chères figurines sont éliminées d'abord à la scie Japonaise puis les résidus poncés, mastiqués et re poncés.


Les deux demi corps du cheval tout comme le socle sont poncés bien à plat sur la feuille de papier de verre on peut utiliser d'abord du gros grain puis du plus fin mais, les petites rayures de surface faciliterons le maintien du collage (aspérités)


La chabraque est moulée sur le corps du cheval, il n'y a donc pas d'espace, pas de vide entre celle-ci et le corps (contrairement à la réalité !) pour faire plus réaliste et comme je ne fais jamais les choses à moitié j'ai décidé d'un commun accord (avec moi même !) de creuser par fraisage cette partie qui est très visible si l'on regarde la figurine par le coté (même sans la soulever) sur le cliché ci-dessus j'ai matérialisé au feutre rouge spécial plastique, les zones à ôter.



techniquement il était possible de faire un retrait sous la pièce afin de "simuler" l'espace vide entre la toile et le corps de l'animal, un moule en caoutchouc de synthèse (élastomère) autorise la "contre dépouille" mais cela aurait fragilisé à la fois le moule et la pièce c'est sans doute pourquoi maître François à choisi cette solution de viabilité, ce qui ne nous empêche absolument pas de rectifier par nous même en améliorant le visuel de cette partie !
Toute la zone rayée rouge est à retirer par fraisage, et on voit nettement une petite "retassure" à l’intérieur de la cuisse droite, à reduire également.
la chabraque est une couverture en peau (mouton, tigre, panthère, ours...) ou en toile qui couvre la selle avec ses fontes, les seules choses "posées par dessus" sont donc :
le cavalier et le porte manteau.





Je commence par une petite fraise boule pour délimiter le pourtour sans abîmer le reste de la fig.


Ensuite je creuse avec une "boule" plus grosse ou une fraise cylindrique pour finir par une fraise de dentiste (fraise diamantée) ou une "poncette" en pierre


Voici ce que cela donne l'avant de la chabraque est quasiment fini et l'arrière est seulement dégrossi, l'effet visuel quand on regarde la fig. de coté est flagrant !!!



Sur le cliché ci-dessus le demi-corps droit (à droite) est presque fini, le demi-corps gauche devinez...
oui, à gauche reste à faire ! on voit d’ailleurs les marques au feutre rouge.
pour le fraisage il faut être très soigneux, très précis ne pas "déraper" sur le corps du cheval (il faudra dans cette éventualité mastiquer et poncer) ou pire, percer la chabraque dans ce cas (plus ennuyeux !) il faudra refaire la partie manquante en mastic ou feuille de plastique on peut éventuellement utiliser un petit éclat de résine qui forme comme une feuille très fine et facile à former pour réparer le perçage.
on voit quelques éclats dans le plateau avec les petites pièces sur la 4eme photo de cet article


Je débute le montage par le cheval où je découvre des jours importants qui seront à boucher.



La pose du destrier me semble correcte et l'allure dynamique est un énorme plus pour cette figurine de grande dimension.



Le montage de la figurine se fait en deux temps d'abord les bras sont collés sur le buste puis les jambes l'une sur l'autre ensuite ces 2 sous-ensembles sont réunis en vérifiant constamment le bon alignement et le jointement qui sera reprit au mastic si nécessaire.



Essais à blanc du cavalier sur sa monture.
le "montage à blanc" consiste à présenter deux pièces l'une sur l'autre sans colle afin de vérifier le positionnement et l'exactitude !



Pour faciliter les opérations de peinture je peint toujours mes figurines la tête à part.
(presque toujours !!!)



La tête est donc fixée sur une plaquette avec un morceau d'aiguille de couturière.



Les petites pièces sont laissées sur leur carotte qui servent de support une fois collées directement sur un tasseau ou plaque de bois pour la peinture.
dans certains cas je n'utilise cette technique que pour la couche de base H34 ensuite la pièce est poncée pour être collée sur la fig. et ensuite peinte dans sa teinte définitive.



Voici donc à quoi ressemble une figurine apprêtée pour la barbouille (peinture !)



Mais avant il faut encore mastiquer les joints.
pour apprêter le mastic je dépose une très petite quantité de pâte qui avec la colle et l'acétone va sécher très rapidement il est donc préférable d'en refaire plusieurs fois que de retrouver le mastic polymérisé dans sa barquette pendant qu'on lisse celui qui est déposé sur la figurine !
De plus ce matériaux à un important retrait il convient donc de faire plusieurs couches fines plutôt q'une seule trop épaisse !




Pour apprêter mon mastic...
une barquette de pâtée à chat... vide !
je dépose une petite boule de mastic genre HUMBROL une goutte d’acétone et un peu de colle à maquette je mélange et j'applique avec une spatule de prothésiste,
attention c'est liquide et ça sèche très vite !!!
Et je laisse sécher au moins un 24h.
l'acétone accélère le séchage, la colle renforce le mastic


Ensuite je ponce soit avec un tambour soit un disque parfois je dois utiliser une meule en pierre pour aller dans les recoins et parfois une petit morceau de papier de verre.



Après je passe un léger coup de brosse pour éliminer les derniers reste de mastic, là où il ne doit plus y en avoir bien entendu !
dans d'autres cas je passe une légère coulée de colle cyano. le plan de joint afin de renforcer le mastic, le tout étant à nouveau poncé.



Le lendemain je peux commencer la barbouille.



La figurine est en éléments séparés pour faciliter la peinture...
la première peinture est le blanc matt  H34 HUMBROL passé à l'aérographe.
pourquoi l'aéro ? simplement la peinture posée au pinceau se dépose en une couche épaisse, structurée, accrochant mal au support ! à l'aéro.
Premièrement la couche est extrêmement fine, ce qui nous permet de faire 2 ou 3 couches successives, mais à intervalle pour que la couche précédente est séchée.
Deuxièmement la couche est plus lisse, ce qui va nous permettre de poser correctement la couleur définitive.
Troisièmement la couche accroche bien au support, ce qui évite lorsque l'on pose la peinture à l'huile de voir la couche d’apprêt (qui est donc juste dessous !) partir avec l'huile que l'on tire !



Toujours une seule couche très fine sans insister ni faire de dépôts et avec une peinture correctement diluée, ni trop ni trop peu !


Et toujours bien laisser sécher entre deux phases de penture, dans le cas de la laque (peinture HUMBROL par exemple) au moins 24 heures, ensuite une couche de vernis mat HUMBROL H49 puis au moins une autre couche de H34 et en tout dernier lieu une couche de vernis mat H49.
ceci pour la résine ! dans le cas d'une figurine en alliage (white metal, ou métal blanc appelé par erreur "plomb") il faut au moins 3 couches de blanc en laque ou 2 en acrylique.
En effet la peinture acrylique est une résine en suspension qui offre une résistance bien supérieur au frottement par rapport à une laque, en d'autres termes l'acrylique est moins fragile lorsque l'on passe par exemple la peinture à l'huile par dessus et elle sèche beaucoup plus vite aussi !




Toujours faire des passages très légers à l'aéro. (même si par endroit il manque de la peinture) ceci pour éviter de faire des paquets de peinture dans les recoins et ainsi réduire les détails de surface de la pièce.
Le fabricant nous ayant vendu une superbe figurine (parfois très cher !) à la fine gravure ne soyons pas les premiers à critiquer ses défauts de surface pour ensuite saboter la pièce bêtement et irrémédiablement !



La première couche de blanc ayant mit en évidence les ultimes petits défauts il sont reprit sur le lancier principalement la jointure devant, entre les jambes.
En effet il parfois difficile de distinguer les raccords mal faits, joints inadaptés, etc.
Avec la première couche de peinture tout cela apparaît nettement.



Pour sa monture il s'agit du poitrail.



Et de la croupe.
le blanc mat met en évidence le moindre défaut sur la pièce, il faut alors retirer la peinture aux endroits à reprendre, ensuite remastiqués puis poncées et apprêtées, les pièces doivent bien entendu être repeinte.






J'avais acheté il y a bien des années une boite d'accessoires Verlinden 120mm époque 1er empire, je ne savais pas trop pourquoi avoir mis cent Francs (environ !) là dedans, aujourd'hui je la ressort pour la bonne cause !!!
la surface de notre précieuse figurine doit être absolument parfaite s'il y a le moindre défaut de surface la peinture (quelle que soit cette peinture) ne fera que renforcer le défaut, le mettre en évidence !


Le plumet (à ne pas confondre avec le plumeau !!!) les bonnes-femmes utilisent le plumeau les militaire sont (parfois) ornés d'un plumet distinguo !


Un des deux rats de la boite accessoires VERLINDEN


donc... l'autre rat !


Un bonnet d'ourson (et non pas d'oursin comme j'ai pu le lire dans un livre sur la grande armée)


Une bûche (ça, j'aurais pu la faire moi même avec un p'tit bout d'bois du jardin) mais bon elle est dans la boite, alors...


Des bouteilles, des boulets de canon.


de gauche à droite boulets, bouteillons, bouteilles.


un tambour d'abord peint en noir mat HUMBROL H33 nous verrons pourquoi un peu plus loin.



un bonnet de grenadier dans sa housse de protection également peint en noir mat.





Le début de peinture du socle







la première couche de couleur à l'huile sur les visages de trois figurines...
le chevau-légers et deux tête de Napoléon
huile artist' W et N en teinte :
umber, white, napple yellow, light red
pour la tête de chevau-légers le jaune de Napple est remplacé par le Winsor yellow





Après avoir laissé quelques heures on tire la peinture au maximum en passant les coups de brosse toujours dans le même sens (surtout sans allers retours !) la brosse n'est pas la même que celle ayant servie à poser la peinture elle doit être sèche, propre, et de préférence en poils souples (dans mon cas un plat Manet en pure martre bombé arrondi !) se "retirage" a pour but de laisser plus de couleurs dans les creux que sur les reliefs et on laisse sécher complètement, lorsque l'huile est bien sèche on passe parfois un verni mat (de préférence à l'aéro !) ex H49
on pourra alors reprendre la figurine pour les tons clairs par exemple dans les mêmes teinte que ci-dessus mais en plus clair ou avec plus de blanc, de jaune, ou du rose à chacun de choisir sa formule !
(ses formules !!!) il n'y a pas de règle clairement établie tout dépend du résultat voulu, de ces capacités et, bien entendu, des couleurs disponibles !




pendant ce temps on peu poser une couche du blanc mélangé (mixture de blanc H34 et blanc titane W et N)
Je ne peint jamais les figurines à l'acrylique car je n'arrive pas à travailler cette peinture qui sèche trop vite je préfère amplement l'huile (la moins "grasse" et celle qui a ma préférence) est la Winsor et Newton "artist" qui est une huile fine pour artistes très bien pigmentée, pas de dégorgement d'huile à l'ouverture du tube (cela arrive parfois mais rarement !) donc pas de coulure d'huile sur les doigts, pas de bouchon collé par l'huile oxydée et difficile à dévisser certains tubes sont ouvert depuis plus de 20 ans et je m'en sert encore 


La palette papier avec les couleurs "visage"

La palette avec les teintes "cheval"

La teinte ombre brûlée et noir huile W et N

Laissez sécher puis un petit "essuyer"  c'est à dire que la peinture est tirée


devant

l'autre coté


la teinte un peu plus sombre sur la queue

on laisse sécher un peu et on essuies

idem pour les godasses ! mais en noir
Ensuite on peut commencer la barbouille de cette belle pièce.
Le rouge de la chabraque, la culotte, la schapska et le plastron de notre cavalier est un mélange de
alizarine crimson (alizarine cramoisi) qui un rouge transparent, de permanence B et de série 1 (série la moins cher) ce rouge est augmenté de noir noir (lamp black) on pose une belle couleur sur les parties de la pièces devant être peinte...
en rouge !!!

le rouge de la chabraque est plus sombre que pour le cavalier !
plus de noir de lampe
Puis on prend une brosse propre et bien sèche, si elle vient d'être lavée à l’essence on en choisi une autre... tout simplement.
Il faut aussi un papier ou un chiffon pour essuyer la brosse et enlever la peinture que l'on vient de retirer de la figurine et on recommence ! le pinceau est l'intermédiaire.
Alors je sais vous vous demandez pourquoi déposer une telle couche de peinture à l'huile sur sa fig. pour la retirer ensuite ?
Simplement parce que la peinture à l'huile est difficile à étaler et qu'elle accroche mal sur un support non apprêté d'ou la présence d'une couche d’apprêt (en général blanc mat ici H34 HUMBROL) ensuite une fois posée, le fait de la tirer permet d'enlever l'excédant tout en la matant (rendre mate) sinon elle à tendance à rester satiné voire brillante, plus encore si on ajoute de l'essence ou une huile quelconque, huile d’œillette de ricin, de lin...



mieux qu'un long discours...


et quelques photos de la figurine en cours






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